CulturăDe-ai noștri!

De-ai noștri! – Ștefania Selegian -Spre cer (6)


Poemes en français

Reste là

Reste là,
Où les toiles d’araignées
Remplissent nos vides,
Comme
un berceau de tendresse
et d’espoirs.
Reste là,
plongé au parfum
de ce bel automne,
tous Ies deux agenouillés devant
la voile brossée par notre amour.

Jeu d’enfant

Tu glisses de mes paumes
comme un petit morceau de glace,
Ton jeu est plus sauvage
que je ne pourrais mener.
Pourtant, chaque fois que tu souris
je deviens caresse et accolade.

Neigeux

II neige si fort,
comme si Dieu nous envoyait
des feuilles blanches,
Pour qu’on arréte de parler
et Lui écrire un petit mot
d’amour.


Souvenir

Nous sommes des gens ordinaires
qui boivent du café le matin,
font leurs prières et puis s’en vont au travail
en bus.

Comme les gens ordinaires,
on aime rigoler,
s’embrasser et passer
le dimanche en familie,
autour de la table blanche,
caressés
par les rires de nos enfants
et leurs chansons.

Alors, Dieu découpe ce petit tableau
de la toile universelle,
le met dans un bol de grâce et de cristal
et le dépose sur l’étagère de
Ses extraordinaires souvenirs.

Tes doigts

Tes doigts
Comme un semblant de branches,
comme un arbre inachevé, tes doigts…
comme le piano,
I’amour comme un jeu de mains

Tes doigts…
dont l’ombre éparpillée sur les murs
naît des lapins, ou des ours,
des vagues, des nénuphars, des anges…

Tes doigts
qui se noient dans mes cheveux
et qui vivent jusqu’à I’horizon éphémére
de nos paumes…

Pardonne-moi

Pardonne-moi,
car je suis plus vieille
que le désert,
plus blanche que la neige,
jumelle de la terre;

pardonne les paupières
qui blesserent ton regard,
les mots et les nuages que je porte
sur les épaules…
pardonne tout…

Bonheur

J’étais heureuse comme les feuilles sur les
branches,
même si je ne savais pas ce que tu étais,
homme,
mère ou amour;

et pourtant, je me séparais de mes rêves
comme un jour qui promet
sa lumière à la lune, comme un silence
cruel
qui fait pleurer.

Notre vol n’est plus qu’un souvenir;
j’ai voulu que tu fusses un homme
mais tu étais un oiseau

j’ai voulu que tu fusses un oiseau
et tu étais le souvenir des oiseaux.

Alors, pardonne mes ailes et laisse-moi
vivre
â la hauteur de mon pleur.

La parole

Je n’attends qu’une dernière parole secrète
Couchée au-dedans de mon désespoir,
Qui va renaître de ses propres cendres,

Des gouttes de mots qui reviennent d’un
autre monde,
Tout près de moi comme I’ombre des rêves
oubliés.
Et ce n’est que moi, peut-être, la, au bout de
la matière,

Où les mots sont si lourds et ne disent plus
rien,
Comme un bon chien caché dans sa
fourrure
Aux pieds d’une vieille femme.

Genèse

Car c’est apès la nuit
que vient le mot,
comme une goutte d’eau
qui tombe dans le lac
et le fait trembler.

Mais les mots viennent de loin,
de là où les oiseaux
apprennent à voter et le soleil à naître,

et parfois,
I’infini se cache dans un mot
qui meurt sur ma bouche,
pour créer la poésie de notre amour.

Fueki

Joyeuses gouttes de pluie
sur un papillon en vol,
photo de mon enfance.

Distribuie:
Share

Lasă un răspuns

Adresa ta de email nu va fi publicată. Câmpurile obligatorii sunt marcate cu *

Acest site folosește Akismet pentru a reduce spamul. Află cum sunt procesate datele comentariilor tale.

Share